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L’Eco de la Session

➡️ SESSION EXCEPTIONNELLE DU 16 MARS 2020

Un point unique à l’ordre du jour de cette session exceptionnelle à savoir un point d’information sur le coronavirus et les conséquences économiques et opérationnelles sur l’entreprise, et les mesures envisagées.

Cette session débute par une vidéo de Ben Smith.  Dans cette intervention, il interpelle les employés sur la situation exceptionnelle que traverse Air France. Cette situation aura des conséquences difficiles à prévoir mais est déjà dévastatrice pour la compagnie. Les vols sont fortement réduits, l’activité baisse de 80 à 90% et les avions sont cloués au sol. Des mesures d’activités partielles sont mises en place, et Ben Smith réduit sa rémunération de 25% du fait de ces circonstances exceptionnelles.

A la suite de cette présentation, Anne Rigail a présenté les impacts de la crise. Ils évoluent de jour en jour et s’intensifient notamment pour le remplissage des avions, les finances, et la trésorerie. La directrice générale d’Air France évoquait une baisse de 33% des revenus au siège kilomètre offert (SKO) sur long-courrier avant le stade 3 de l’épidémie en France. Passé ce stade, le long-courrier accuse une perte de 90% des revenus au SKO, tandis que le court et moyen-courrier chute de 95%. La crise est difficile à anticiper.

Au niveau international, la situation reste floue. 52 pays ont pris des mesures de restrictions et les voyages internationaux sont dorénavant à éviter. Dans ce contexte, le programme de vol est réduit au strict minimum.

La compagnie accuse une perte de 90% des revenus, passant de 1.4 milliards d’euros par mois à un revenu résiduel de 140 millions d’euros.

Pour préserver la trésorerie, tout projet d’investissement n’ayant pas débuté est suspendu, et les projets en cours seront sujet à une baisse de l’investissement de 20%.  Seuls les projets indispensables au opérations sont maintenus. Le recrutement est gelé sur les fonctions supports.

Cette crise peut durer, le scénario le plus optimiste table sur une reprise totale de l’activité fin mai.

Concernant le chômage partiel, le dispositif mis en place permet de maintenir 84% du salaire net au salarié en cas d’activité nulle. C’est la première fois qu’Air France a recours à ces mesures. Il sera mis en place à partir du lundi 23 mars.

Les organisations syndicales évoquent le sort des employés, en grande difficulté face à cette diminution de salaire, et qui peut avoir des conséquences graves. Les couvertures pétroles sont également critiquées car a priori mal gérées, et provoquant des pertes massives pour l’entreprise. Des interrogations émanent concernant une possible reprise du groupe Air France-KLM par les Etats Français et Néerlandais. A cela Anne Rigail répond qu’une aide du gouvernement serait évidemment essentielle à la survie du groupe, mais qu’une nationalisation n’est pas à l’ordre du jour car une montée au capital n’est pas possible en ces temps de crise où l’action Air France est très volatile.

Un nouveau point sera fait lors de la Session Ordinaire du 26 Mars.

➡️ SESSION DES 27 ET 28 FÉVRIER 2020

Deux points sont à l’ordre du jour de cette Session se déroulant les 27 et 28 février. Le premier concerne les orientations stratégiques d’Air France, leurs conséquences sur la GPEC et la formation professionnelle. Anne Rigail a débuté cette Session en passant en revue les résultats 2019 d’Air France-KLM. Le contexte est difficile pour les compagnies aériennes et Air France fait face à de nombreux défis nationaux et mondiaux :

  • Défis structurels : concurrence des trains et compagnies low-cost, pression environnementale (flygskam);
  • Des risques externes : coronavirus, géopolitique, prix du pétrole.

A ce jour, les pertes liées au Coronavirus sont estimés à 200M€, des mesures sont donc lancées dont la réduction des embauches PN. Outre cette mesure pour contrer les pertes liées au virus, les orientations stratégiques de l’entreprise sont claires : une restriction des dépenses avec la Control Tower qui aurait déjà permis 20 M€ d’économie en 2019, une simplification de l’organisation opérationnelle, l’enrichissement de l’expérience client, l’amélioration de l’excellence opérationnelle, transformer la culture Air France et renforcer les ambitions de développement durable.

La Control Tower fait débat au sein des Organisations Syndicales. Elles se satisfont de la mise en place d’un contrôle des dépenses mais s’étonnent du montant colossal de 20M€ économisés en peu de temps, et relèvent que les couvertures pétroles sont très couteuses à l’entreprise. Sont critiqués également le gel des embauches pour 2020 et la réduction des effectifs des fonctions supports. Les OS s’interrogent sur la capacité d’Air France à améliorer l’expérience client, qui est un objectif annoncé, si le personnel diminue. L’ensemble de ces interrogations ont poussé les élus du CSEC à avoir recours à une expertise sur les orientations stratégiques et la GPEC associée afin d’approfondir tous les sujets présentés.  Le cabinet Syndex a été sélectionné pour mener à bien cette mission.

Lors de la journée du 28 février s’est déroulé le second point concernant la situation économique et financière de l’entreprise et le vote désignant le cabinet d’expertise en charge de l’analyse de celui-ci. Le cabinet Progexa a été retenu.

➡️ SESSION DU 30 JANVIER 2020 ET SESSION EXCEPTIONNELLE DU 03 FÉVRIER 2020

L’ordre du jour de la session du 30 janvier a été modifié en séance compte tenu de l’actualité. Initialement, 4 points devaient être évoqués. Néanmoins, un cinquième point relatif au coronavirus a été ajouté du fait de la menace potentielle et de l’importance de ce sujet pour l’ensemble des compagnies aériennes. Ainsi, l’ensemble des syndicats ont appelé à l’arrêt des vols Air France sur l’ensemble de la Chine, et ont réclamé davantage de protection pour les PNC. A l’unanimité, les élus ont obtenu la tenue d’une Session exceptionnelle lundi 3 février sur le coronavirus et les dispositions prises par la Direction pour protéger les salariés d’Air France et ses sous-traitants. A 13 heures, la session fut interrompue par l’intervention de Ben Smith et Anne Rigail pour signaler à la Session qu’Air France suspendait tous ses vols vers Shanghai et Pékin jusqu’au 9 février. Sur la base du volontariat, un rapatriement des salariés et de leur famille en Chine a été organisé. Une décision saluée par les syndicats.

Les trois autres points concernaient des informations sur les alliances dans le monde aérien, le programme de fidélité Flying Blue, et le projet d’avenant à l’accord des AEP entre CSEC et CSEE.

Les élus ont ensuite procédé à l’élection du trésorier et trésorier adjoint au bureau du CSEC. Avec 8 votes POUR et 3 abstentions, Mme Priscilla TUCHMUNTZ LAHITTE (CFE-CGC) est élue trésorière. M. André VILLANUEVA (CGT) est élu trésorier adjoint avec 7 votes POUR et 4 abstentions.

La session extraordinaire qui se tenait le 03/02/2020 devait informer sur les dispositions mises en place par la Direction d’Air France pour la protection de l’ensemble des salariés et sous-traitants face au coronavirus. La Direction a mis à disposition des gels, gants, et masques chirurgicaux pour les PN. Ceux ayant refusés d’effectuer des vols sur la Chine ont été réaffectés. Un mécanicien de la DGI se trouve actuellement en quarantaine à Carry Le Rouet mais il est en bonne santé. Concernant les salariés expatriés, la Direction demande leur retour en France si leur présence locale n’est pas nécessaire. 5 expatriés ont exprimé le souhait de rentrer en France. Deux salariés chinois de BlueLink sont toujours présents à Wuhan. Pour les salariés locaux, la Direction préconise le télétravail et procède à des enquêtes sur leur état de santé. Par ailleurs, des stocks de masques supplémentaires ont été envoyé.

➡️ SESSION DU 19 DÉCEMBRE 2019

Cette Session affichait 5 points à l’ordre du jour, le premier point consistait à une information sur la politique commerciale. La recette unitaire a tendance à baisser. Néanmoins, les recettes auxiliaires, constituées de options payantes individualisées, permettent d’assurer un complément de chiffre d’affaires. Concernant le projet de transfert intragroupe des titres Transavia France détenus par Air France auprès d’Air France Finance, après de nombreux échanges, les élus se sont majoritairement abstenus et deux ont voté POUR . Cette Session a également été l’occasion pour la Direction d’informer sur l’introduction de la classe Business sur le Court-courrier. Les élus restent dubitatifs quant à la pertinence de l’impact économique de cette décision et la mise en application. Un point consistait en la restitution des résultats du questionnaire Safety Attitude. Réalisé avec l’assistance d’un institut spécialisé, ce diagnostic a permis d’évaluer notre culture de la sécurité. Ainsi une stratégie pourra être définie et les nouvelles pratiques permettront de fédérer autour d’une même culture de sécurité des vols. Enfin, le Bureau du CSEC est intervenu pour un point d’étape à fin 2019 et présenter ses perspectives 2020.

➡️ SESSION DU 21 NOVEMBRE 2019

De nombreux points à l’ordre du jour dont l’information et consultation sur la demande de renouvèlement d’agrément des services de santé au travail d’Air France. Les élus ont exprimé 4 votes POUR et 11 CONTRE. Le durcissement de la loi augmente significativement le quota de salariés suivis par médecin, le nouvel agrément proposé tend à atténuer cet impact. Néanmoins la majorité des élus a voté contre, estimant que la Direction aurait dû être plus inflexible face à ce qui apparaît comme un abandon progressif de la médecine du travail. La direction a également présenté des informations sur la politique de Développement Durable et la démarche de transformation d’Air France. Cette dernière contrairement au précédents plans n’affiche pas de dates de début ni de fin car les enjeux de transformation sont permanents. L’objectif économique est de ramener la marge d’Air France à 7-7,5% avec un impact positif de 900M€, dont 400M€ de lié à la simplification, sur le résultat opérationnel en 2024. Les différents projets vont être présentés au niveau local en CSEE. Malgré tout, les élus ont posé de nombreuses questions sur la démarche et alerté sur l’importance de la prise en compte de l’avis des salariés. Les démarches de simplification et d’optimisation ne sont pas nouvelles au sein de la compagnie. A ce stade les élus sont dans l’attente de la déclinaison précise des projets et des montants impliqués.

➡️ SESSION DU 18 SEPTEMBRE 2019

Cette Session avait un ordre du jour composé de 5 points. Lors du premier point les élus ont voté à majorité contre le projet d’orientations stratégiques d’Air France et sur leurs conséquences sur la GPEC et les orientations sur la formation professionnelle, en grande partie des raisons liées au manque d’informations disponibles. Lors de ce point les élus ont également validé à l’unanimité des présents le texte de propositions alternatives qui sera adressé aux Conseils d’Administration.
Le deuxième point portait sur le projet de réorganisation de la Direction Sécurité des vols, la majorité des élus se sont abstenus et un élu a voté Contre.
Le point 3 portait sur les modifications du règlement intérieur: 3 votes Pour, 3 Contre et 7 absentions pour les modifications de l’annexe du manuel de prévention des pratiques de corruption du Règlement Intérieur et 3 Contre ainsi que 9 absentions pour celles de l’annexe relative à l’alerte interne.
Le point 4 consistait à une information sur le programme hiver 2019/2020 et le dernier à la désignation de 4 membres pour participer au comité de validation en application de l’accord PDV 2019.

➡️ SESSION DU 29 AOUT 2019

Cette Session ordinaire affichait trois points d’information à l’ordre du jour sur les résultats du 1er semestre, les résultats commerciaux et les évolutions de la flotte Air France.

➡️ SESSION DU 25 et 26 JUILLET 2019

Cette Session comportait de nombreux points à l’ordre du jour dont la restitution de l’expertise du cabinet SECAFI. Les élus ont voté à l’unanimité contre la situation économique de l’entreprise, les actions à entreprendre pour restaurer sa compétitivité et les projets de réorganisation associés. Les élus ont exprimé 5 votes contre et 3 abstentions sur le projet relatif au PDV Court-courrier et sur les mesures d’accompagnement envisagées. Les élus ont également majoritairement voté contre la création la filiale Jerry dédiée à l’optimisation du Revenue Management estimant que celle-ci aurait pu être conserver en interne.

➡️ SESSION DU 23 MAI 2019

La Session ordinaire du 23 mai 2019 comptait 8 points à l’ordre du jour dont l’information de la Direction sur les résultats du 1er trimestre de l’exercice 2019, l’information en vue de la consultation ultérieure sur la politique sociale, les conditions de travail et d’emploi de l’entreprise et sur le projet de bilan social 2018. Lors de cette Session le cabinet SECAFI a été retenu pour mener l’expertise votée par le CSEC le 13 mai 2019.

➡️ SESSION SUPPLÉMENTAIRE DU 13 MAI 2019

Lors de cette Session supplémentaire, les élus demandent une expertise portant sur le projet d’orientations stratégiques d’Air France, la GPEC et la formation professionnelle ainsi que sur le programme de réduction des effectifs Personnel au Sol, fondé sur le volontariat et sur les mesures d’accompagnement envisagées.

➡️ SESSION DU 18 AVRIL 2019

La Session ordinaire du 18 avril affichait 6 points à l’ordre du jour dont trois font l’objet de synthèses consultables ci-dessous :

➡️ SESSION DU 29 MARS 2019

Lors de la Session du 29 mars, les élus ont demandé à l’unanimité le report de l’élection des membres du bureau du CSEC ainsi que la nomination des membres des différentes commissions.

➡️ SESSIONS SUPPLÉMENTAIRES DU 8 MARS 2019

La première Session supplémentaire du 8 mars avait pour point unique l’information et la consultation sur les comptes 2018 du CCE. La deuxième Session a été l’occasion de présenter le compte rendu de mandat du Secrétaire Général ainsi que ceux des Présidents des commissions Économique et Emploi-Formation.

➡️ SESSION DU 22 FEVRIER 2019

La Session du 22 février affichait un ordre du jour chargé : présentation et consultation sur le projet d’évolution de l’organisation Air France, information sur le projet Safety attitude, information en vue de la consultation ultérieure sur la situation économique et financière de l’entreprise ainsi qu’un vote concernant la commission contrôle financier. Les premiers et troisièmes points font l’objet ici de synthèses :

➡️ SESSION DU 24 JANVIER 2019

La Session du 24 janvier a été l’occasion pour Anne Rigail, nouvellement Directrice générale d’Air France, de se présenter puis d’affirmer le souhait de la Direction de recentrer Air France sur la marque et les clients prémiums.  L’ordre du jour de la Session regroupait quatre points dont deux font l’objet de synthèses à lire ci-dessous: